séïsme au japon 8,9 + état sur le nucléaire…

Voici, point par point, les faits marquants liés au très violent séisme et au tsunami corollaire qui viennent de dévaster le nord-est du Japon.

• Le bilan pourrait dépasser les 1.300 morts, rapporte la presse locale. La plupart des victimes auraient péri noyées. Mille huit cents maisons ont été détruites dans la préfecture de Fukushima, dans le Nord-Est.

• Des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués de la région proche de deux centrales nucléaires installées dans la préfecture de Fukuchima à environ 240 km au nord de Tokyo. Les autorités tentent de faire baisser la pression dans deux réacteurs endommagés.

• Le Premier ministre Naoto Kan a annoncé qu’une petite quantité de radiation s’est échappée d’un des réacteurs de Fukushima.

• La compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO), qui exploite les deux centrales, a expliqué que le combustible aurait été endommagé dans la centrale de Daiichi. Elle prévoit d’importantes réductions de la production électrique ce weekend et pour les deux prochaines semaines.

• La ville de Kesennuma (74.000 habitants), près de Sendaï, est la proie de gros incendies, et un tiers de ses quartiers sont sous les eaux après le tsunami. Un incendie sévit aussi à l’aéroport de Sendaï.

• Le séisme a provoqué sur la côte nord-est du Japon un tsunami avec des vagues hautes de dix mètres en certains endroits, qui ont envahi des zones de plaine, emportant maisons, véhicules, et provoquant des incendies. Un deuxième tsunami, de sept mètres de haut, a touché par la suite le nord du Japon.

En images, Le Japon frappé par un violent séisme et un tsunami

• Un fort séisme a été enregistré une quinzaine d’heures après le premier tremblement de terre, mais cette fois dans le nord-ouest du Japon.

• Des alertes au tsunami ont été lancées dans l’ensemble du bassin du Pacifique. En Californie, on attendait des vagues pouvant atteindre les deux mètres à la frontière avec l’Oregon.

• Parmi les pays ayant lancé des alertes au tsunami figurent ceux-ci: Russie, Taiwan, Philippines, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Fidji, Mexique, Guatemala, Salvador, Costa Rica, Nicaragua, Panama, Honduras, Chili, Equateur, Colombie, Pérou.

Certains pays ou îles ont levé les alertes par la suite, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et Guam.

• Les partis de la majorité et de l’opposition se sont accordés sur la nécessité d’un budget supplémentaire.

La banque centrale du Japon tiendra lundi une réunion et annoncera une décision au cours de la journée. Les pertes de biens assurés sont évaluées à 15 milliards de dollars.

• Un barrage a cédé dans la préfecture de Fukushima et les flots libérés ont emporté des habitations.

• Près de Sendai, dans le nord-est du Japon, un gigantesque incendie embrase le front de mer.

• Un navire avec à son bord 100 personnes a été emporté par le tsunami, rapporte Kyodo.

• Violente explosion dans un complexe pétrochimique à Miyagi, dans le nord-est du Japon, rapporte Kyodo.

• Le trafic a commencé à reprendre à l’aéroport international Narita de Tokyo, qui avait été fermé. Quelques avions ont pu décoller. L’aéroport de Sendai est sous les eaux.

• Quatre millions de foyers sont privés d’électricité dans l’agglomération de Tokyo.

• Le Japon déploie 8.000 soldats pour les efforts des secours, rapporte Kyodo.

• Tous les ports du Japon sont fermés et les opérations de déchargement des cargaisons interrompues.

La bourse de Tokyo prévoit d’ouvrir normalement ses portes lundi. Elle a perdu 3,3%.

Voici une carte présentant l’épicentre du séisme et les autres lieux où la terre a tremblé. En rouge, là où la secousse a été la plus violente.

  • Inquiétudes concernant les centrales nucléaires

Un niveau de radioactivité 1 000 fois supérieur à la normale a été détecté samedi matin dans la salle de contrôle du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1, selon l’agence de presse Kyodo, citant une commission de sécurité. Le premier ministre japonais, Naoto Kan, a demandé aux habitants d’évacuer dans un rayon de 10 kilomètres autour de ce site, en raison d’un risque de fuite radioactive, selon l’agence de presse Jiji, citant le ministère de l’industrie.

Samedi matin, des médias ont rapporté qu’une deuxième centrale nucléaire de la préfecture de Fukushima rencontrait des problèmes de refroidissement.

Le gouvernement japonais avait fait état un peu plus tôt d’un risque de fuite radioactive limitée par suite d’une panne du système de refroidissement d’un réacteur de cette centrale. Dans la journée, le gouverneur de la préfecture de Fukushima avait lui ordonné l’évacuation de six mille personnes résidant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale nucléaire car les autorités s’apprêtaient à relâcher de la vapeur radioactive pour faire retomber la pression qui s’est élevée dans un réacteur de la centrale.

Peu avant, un porte-parole de la compagnie qui exploite le site, Tokyo Electric Power, avait reconnu que la pression montait à l’intérieur de l’un des réacteurs. « La pression a augmenté dans le caisson et nous essayons de gérer la situation », avait-il indiqué.

L’armée de l’air américaine a en outre remis du liquide de refroidissement à une centrale nucléaire japonaise, a annoncé la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, sans préciser de quelle installation il s’agissait. Un total de onze réacteurs se sont automatiquement arrêtés lors du tremblement de terre, selon le ministère de l’industrie.

source : france 24 & lemonde.fr

12 mars 2011 Des policiers japonais vêtus de combinaisons anti-radiations foncent en direction de la centrale nucléaire de Fukushima.

Tokyo

Au moins trois Japonais habitant une ville proche de la centrale nucléaire touchée par une explosion ont été exposés à des radiations, ont rapporté samedi des médias, sur fond de crainte d’une fuite radioactive majeure due au séisme survenu dans le nord-est du pays.

Ces trois personnes faisaient partie d’un groupe de quelque 90 patients internés dans un hôpital de la ville de Futaba-machi et ont été choisies au hasard par les médecins pour subir des tests consécutifs à un incident nucléaire, a rapporté la télévision publique NHK.

Les médecins ont découvert qu’ils avaient tous les trois été irradiés, ont indiqué NHK et l’agence Jiji citant le gouvernement local de Fukushima.

Les patients ont attendu les sauveteurs dans une école où ils avaient été transférés et ont ensuite été hélitreuillés par un hélicoptère, au moment où une explosion s’est produite dans la centrale nucléaire de Fukushima N°1.

Ces trois personnes, dont on ignore l’âge et le sexe, vont devoir subir un lavage spécial pour se débarrasser des radiations, mais leur état de santé ne présente rien d’anormal, a dit NHK.

Chimique ou nécléaire?

L’explosion qui s’est produite samedi dans une centrale nucléaire au Japon est d’origine chimique et pas nucléaire et n’est donc pas comparable à celle de Tchernobyl, ont expliqué samedi des experts français à l’AFP.

«Au vu des informations disponibles, nous ne sommes pas en présence d’une explosion nucléaire de type Tchernobyl, mais d’une explosion d’origine chimique, liée à la présence d’hydrogène», a indiqué le directeur général de l’ASN, l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), Olivier Gupta.

«Très clairement, on n’est pas dans une situation de type Tchernobyl, où on avait assisté à un emballement de la réaction nucléaire, puisqu’au Japon les réacteurs sont arrêtés depuis 24 heures», a-t-il poursuivi.

«Le plus probable, ce n’est pas du tout une explosion nucléaire, mais c’est une explosion chimique liée à l’hydrogène dégagé. Ce qui ne veut pas dire que l’explosion n’a pas généré des dégagements de radioactivité»,  a insisté M. Gupta.

Pour Jean-Mathieu Rambach, ingénieur expert en génie civil à l’IRSN, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire, joint par l’AFP, «l’explosion de ce matin ne qualifie pas la gravité de la situation puisque la radioactivité mesurée n’est pas extravagante. Elle ne permet pas de dire qu’on est en face d’un Tchernobyl».

«Une explosion du réacteur n’est pas encore exclue, mais on n’est pas en présence d’une réaction nucléaire en cours, puisque (contrairement à Tchernobyl), les réacteurs ont été arrêtés», a-t-il insisté.

«On n’est donc pas en présence d’une bombe atomique: il ne reste que la puissance résiduelle à évacuer».

Il s’agit cependant, a-t-il estimé, «d’un événement majeur, qui sera étudié comme l’ont été Tchernobyl ou Three Mile Island (aux États-Unis en 1979».

Un nuage radioactif pourrait atteindre la Russie

Un nuage radioactif émis par un réacteur nucléaire accidenté au Japon pourrait atteindre le cas échéant la péninsule russe du Kamtchatka en au moins 24 heures, selon une responsable du service russe de surveillance sanitaire citée par Ria-Novosti.

«Selon des données préliminaires, le nuage de particules radioactives qui a pu survenir à la suite de l’explosion dans une centrale nucléaire au Japon atteindra le Kamtchatka en au moins 24 heures», a déclaré selon Ria Novosti Natalia Jdanova, chef de l’antenne des services de surveillance sanitaires Rospotrebnadzor dans la péninsule.

«Cela est dû à la direction des mouvements de masses d’air et à la distance significative entre le Kamtchatka et le Japon», a-t-elle ajouté.

La péninsule du Kamtchatka se trouve au nord-est du Japon et de l’archipel russe des Kouriles.

Selon la responsable russe, des mesures de radioactivité sont effectuées chaque heure par 28 stations de contrôle dans les localités du Kamtchatka.

«Aucune hausse anormale de radioactivité n’a été relevée pour l’instant dans la région», a souligné Mme Jdanova.

L’éventuelle pollution nucléaire chassée vers le Pacifique

La direction des vents au Japon permet de chasser vers le Pacifique une éventuelle pollution radioactive provenant de la centrale nucléaire de Fukushima N°1 (côte nord-est), a indiqué samedi le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN).

«Il semble que la direction des vents éloigne pour le moment une éventuelle pollution vers le Pacifique», a déclaré André-Claude Lacoste devant la presse.

Une explosion, faisant craindre une fusion dans un réacteur, s’est produite samedi à la centrale Fukushima N°1, touchée par le fort séisme de vendredi.

«À l’évidence, la situation est grave», a-t-il ajouté, tout en soulignant que ses services disposent à ce stade «d’une information parcellaire, incomplète et donc de qualité médiocre, les interlocuteurs naturels de l’ASN se concentrant sur la gestion de la crise».

L’ASN est chargée de la sûreté du nucléaire civil en France. Cette autorité administrative indépendante contrôle notamment le parc des 58 réacteurs nucléaires français, répartis dans 19 centrales.

Par ailleurs, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN, public) veillera à surveiller le territoire français en temps réel pour mesurer toute anomalie, a assuré sa présidente, Agnès Buzyn présente au côté de M. Lacoste.

10.000 personnes sont portées disparues dans le port de Minamisanriku, annonce la télévision japonaise samedi 21 mars.

Agence France-Presse

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