Dans les Vosges, le mystère des attaques de brebis s’épaissit


NANCY – Les mystérieuses attaques de brebis qui ont eu lieu dans le petit village de montagne de Ventron (Vosges) courant avril n’ont pu être élucidées en dépit d’analyses génétiques, lesquelles n’ont pu confirmer la présence d’un loup dans le massif, a-t-on appris mercredi des autorités.

En quinze jours, six attaques nocturnes avaient fait 26 victimes à Ventron, dans trois exploitations. Les autorités avaient d’abord avancé l’hypothèse d’un prédateur canin, mais celle du loup avait également été évoquée, notamment en raison de la violence des forfaits.

L’analyse d’une crotte retrouvée à proximité des scènes de carnage, sur laquelle reposaient tous les espoirs, a démontré qu’il s’agissait de celle d’un renard, un prédateur secondaire qui ne s’attaque qu’aux carcasses déjà mortes, selon un expert de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), François Léger.

Cette crotte était intéressante car atypique: il y avait des restes d’ongulés ainsi que de la laine. Mais le renard ne peut pas être l’auteur des attaques, donc on ne sait toujours pas qui est le prédateur, a expliqué à l’AFP le scientifique.

En l’absence de diagnostic définitif, l’ONCFS va entreprendre une campagne de sensibilisation de ses agents pour récolter un maximum d’informations, a ajouté M Léger.

Une vingtaine d’agents, qui s’occupaient jusqu’alors du réseau lynx dans les Vosges, vont désormais apprendre à détecter l’éventuelle présence de loups et à gérer les attaques atypiques, telles celles qui se sont produites le mois dernier.

On va analyser tous les indices possibles, même si la météo joue contre nous car le sol est très sec et rend le travail beaucoup plus difficile qu’en hiver, a souligné M. Léger.

Il faut que l’on sache quel canidé a commis ces attaques, et que l’on puisse statuer formellement sur la présence du loup dans le massif, a-t-il poursuivi.

Aucune trace de loup n’avait été détectée dans les Vosges depuis plus de 80 ans, si ce n’est un cadavre découvert en janvier 1995.

L’animal s’est réimplanté en France depuis 1992. Il est notamment présent dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi dans le Jura, où sa présence a été signalée l’année dernière.

L’installation dans les Vosges de cet animal capable de parcourir une quarantaine de kilomètres en une nuit serait naturelle, selon plusieurs spécialistes, qui estiment que cet environnement lui conviendrait parfaitement.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :