Archive for ‘science’

16/05/2011

Certains orages génèrent des particules d’antimatière dans l’espace

Le télescope spatial de la NASA, le Fermi, chargé de suivre les émissions de rayons Gamma, a détecté des faisceaux d’antimatière produits au-dessus des orages éclatant dans l’atmosphère terrestre. Un phénomène encore jamais observé.


Sachant que ce phénomène est étroitement lié aux éclairs, les scientifiques pensent que les particules d’antimatière sont générées par une déflagration de Rayons Gamma Terrestres (RGT) à l’intérieur de certains orages. Quelque 500 RGT se produisent chaque jours dans le monde, et la plupart ne sont pas détectés.

« Ces signaux sont le premier indice direct que les orages peuvent produire des rayons de particules d’antimatière » note Michael Briggs, un membre de l’équipe du Gamma-ray Burst Monitor (GBM) du Fermi à l’université de l’Alabama à Huntsville (UTAH). Il a présenté les résultats de sa recherche début janvier 2011 à une table ronde de la American Astronomical Society de Seattle.

En fonctionnant comme d’énormes accélérateurs de particules, certains orages émettent des éclairs de rayons gamma (les RGT) ainsi que des électrons et positrons à forte intensité énergétique. Les scientifiques pensent désormais que la plupart des RGT produisent des rayons de particules et de l’antimatière. Or, Fermi est conçu pour détecter les rayons gamma, la forme la plus intense de la lumière.
Lorsqu’une particule d’antimatière atteint le Fermi et entre en collision avec une particule de matière normale, il en résulte une destruction immédiate des deux et leur transformation en un rayon gamma. Le GBM a détecté des rayons gamma d’une intensité de 511 000 électronvolts, signe qu’un électron a rencontré l’antimatière correspondante, un positron.

Bien que le GBM de Fermi soit conçu pour observer des événements à forte radiation dans l’univers, il se révèle également précieux pour nous permettre de mieux comprendre cet étrange phénomène. Le GBM surveille en permanence l’espace céleste autour de la Terre et a ainsi permis de repérer 130 RGT depuis le lancement de Fermi en 2008. « La mission Fermi, en orbite depuis moins de trois ans est un outil incroyablement efficace pour sonder l’univers. Nous découvrons qu’il peut mettre au jour des mystères qui nous touchent de beaucoup, beaucoup plus près » commente Ilana Harrus, chercheur du programme Fermi au siège de la NASA à Washington.

Le plus souvent, les RGT observés proviennent d’orages éclatant sous le vaisseau spatial sauf en quatre occasions, où ils étaient distants. En outre, le réseau de surveillance global qui détecte les signaux radio générés par les éclairs, a montré que l’éclair en question était distant de quelques centaines de kilomètres ou plus.

Le 14 décembre 2009, le Fermi survolait l’Egypte quand il a détecté un RGT. Or, l’orage dont il provenait était localisé en Zambie, plus de 4 500 km plus au sud. L’orage étant en-dessous de l’horizon du Fermi, il ne pouvait détecter les rayons gamma qui en étaient issus. « Même si le Fermi ne pouvait pas « voir » l’orage, il était connecté à lui par le champ magnétique terrestre, » explique Joseph Dwyer du Florida Institute of Technology à Melbourne, Floride. « Le RGT a propulsé des électrons et positrons qui ont emprunté le champ magnétique de la terre pour atteindre le vaisseau.« 

Le rayon a dépassé le Fermi et, lorsqu’il a atteint le « point miroir », il a été renvoyé sur le vaisseau, à peine 23 millisecondes plus tard. A chaque fois que les positrons présents dans le rayon sont entrés en collision avec les électrons du vaisseau spatial, les particules se sont détruites mutuellement, causant l’émission des rayons gamma détectés par le GBM du Fermi.

© NASA’s Goddard Space Flight Center

Les chercheurs pensent depuis longtemps que les RGT sont produits par les puissants champs électriques qui se forment au sommet des orages. Lorsque les conditions sont favorables, ils pensent que le champ atteint une puissance telle qu’il génère un puissant panache d’électrons. Avec une vitesse presque égale à la lumière, ces électrons saturés d’énergie produisent des rayons gamma au contact des molécules d’air qui les dévient. Habituellement, ces rayons gammas sont détectés comme autant de RGT.

Mais le puissant panache d’électrons génère un faisceau de rayons gamma capable de projeter des électrons et des positrons bien au-delà de l’atmosphère. Ce phénomène se produit lorque l’énergie des rayons gamma se transforme en couples de particules : électrons et positrons. Ce sont ces couples de particules qui atteignent l’orbite du Fermi.

La détection de positrons révèle que des particules hautement chargées en énergie sont éjectées hors de l’atmosphère. Les chercheurs pensent désormais que tous les RGT émettent des rayons constitués d’électrons et de positrons. Un compte rendu de recherche va être publié dans les Geophysical Research Letters.

Notes

  • Le Fermi (Télescope spacial de la NASA détecteur de rayons gamma) est le fruit d’un partenariat alliant astrophysique et physique des particules. Il est dirigé par le Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt dans le Maryland. Il fonctionne sous l’égide du U.S. Department of Energy et bénéficie de contributions précieuses de partenaires et universitaires français, allemands, italiens, japonais, suédois et états-uniens.
  • Le GBM Instrument Operations Center est situé dans les locaux du National Space Science Technology Center à Huntsville, (Alabama). L’équipe comprend des chercheurs du UAH, le Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, du Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics en Allemagne, et d’autres institutions
20/03/2011

Séïsme, Catastrophe nucléaire : que prédisait le WebBot pour Février 2011 ?

 

Prophète des temps modernes, le logiciel américain Webbot a été créé en 1997. Guillaume Thuillet, expert et traducteur français des rapports Webbot précise que « ce projet informatique fonctionne comme un robot de moteur de recherche et va fouiller de façon répétitive dans les groupes de discussion, les sites personnels en plusieurs langues. Il se concentre sur certains mots-clés, les compile, établit des courbes et les interprète. Initialement programmé pour prévoir les cours de la bourse, le Webbot établit aujourd’hui de véritables prévisions à l’échelon mondial.

Le Webbot est un outil de tendance permettant de capter les peurs et les craintes des gens sur la planète (avec un léger avantage pour les pays anglo-saxons).

Les prévisions indiquées ci-dessous ne sont donc que des prévisions basées sur ces peurs et craintes collectives. Il ne faut pas les voir pour soi-même ou juste pour un pays. Elles concernent l’ensemble des Humains de la planète. L’avis “global” n’est pas forcément le même que l’avis “individuel.” »

 

Points principaux du rapport webbot TSTC 0-9

1) Nous entrons dans une période dangereuse

2) Nous sommes dans une période de Building tension* jusqu’au 21 mars 2011

*Période de construction d’une tension

3) La période de Release language* ira alors jusqu’au 6 octobre 2011 (Mini Tipping Point)

*Période où les gens s’expriment

4) Grosse information vers le 21 mars 2011

5) Date bizarre dans les graphiques : 25 mars 2012

6) Nouvelle technologie en 2011

7) Discussion sur l’activité solaire

8 ) Tremblements de terre

9) Chine

10) Les femmes

11) Destructions de vies civiles

12) Prix de la nourriture

13) Manque d’emplois

14) Perte de la valeur mondiale du dollar

15) OVNI

16) Accélération des évènements

17/03/2011

les vampires énergétiques ?

La Psychologie qui décrit le caractère et les comportements humains prend rarement en compte la dimension “psychique” dans le sens “énergétique” et pourtant bon nombre de relations humaines peuvent être vu sous la forme de transferts d’”énergie” plus ou moins acceptés. Certaines personnes semblent par leur comportement ou leur discours qu’on peut assimiler à des formes subtiles de manipulation, littéralement vider les autres de leur énergies. On peut les considérer comme de véritables “vampires énergétiques”.
Je vous partage un texte intéressant que j’ai trouvé sur le Facebook d’une “thérapeute” nous explique ce phénomène par la description de différents types de “vampires”.

Les “vampires” existent: ce sont ces personnes dont le comportement et les propos vous vident de votre énergie vitale. Savoir les reconnaitre est le premier pas pour apprendre à s’en protéger. Nous sommes faits majoritairement d’énergie, sous des formes plus ou moins denses, et nous en brûlons tous les jours. Lorsqu’on ne sait pas faire le plein de façon saine et naturelle, on en vole aux autres. Les humains sont empêtrés dans cette lutte énergétique incessante, et une concurrence inconsciente qui explique bien des conflits, situations, et comportements.

Dans son livre jalon « La Prophétie des Andes », James Redfield décrit quatre mécanismes de vol d’énergie. Ma pratique de thérapeute m’a amenée à vérifier ces mécanismes, et à y trouver des explications dans les concepts de la médecine traditionnelle chinoise :

L’Intimidateur :
vole l’énergie en râlant de colère, opprimant, menaçant, imposant, frappant.

La peur, en effet, vide le méridien des Reins, siège du stock d’énergie vitale et de l’énergie originelle. L’Intimidateur n’a plus qu’à récupérer cette énergie qui s’échappe violemment et complètement.

L’Interrogateur :
vole l’énergie en questionnant à tout propos. Les enfants utilisent inconsciemment cette technique. Les adultes l’utilisent par curiosité excessive, jalousie, pour trouver la faille et mieux rabaisser ou critiquer. Ce mécanisme vide l’élément Terre (méridiens de l’Estomac et de la Rate), siège de la confiance en soi, le méridien de la Vésicule Biliaire (concentration, imagination, réflexion), et le méridien du Maitre du Coeur (interaction avec les autres), car ici les frontières personnelles sont violées.

L’Indifférent :
vole l’énergie en se renfermant sur lui-même, laissant l’autre s’épuiser à le questionner et se demander ce qui ne va pas, voire à se sentir coupable. Cette technique vide les méridiens de l’Élément Terre (confiance en soi, anxiété/Rate).

Le Plaintif :
vole l’énergie en se plaignant et en racontant ses malheurs à longueur de journée. Tout est noir, et il/elle a besoin de le faire savoir au monde entier pour aller mieux.

Je vous devine entrain de mettre des noms sur ces profils (« Ça c’est exactement mon mari/compagnon ! », « Ah oui, ma mère fait tout le temps ça ! »…)… Très bien ! Sachez reconnaitre les voleurs d’énergie, petits et grands.

Mais à présent, réfléchissez à votre cas personnel ! Vous reconnaissez-vous dans l’une (ou plusieurs) de ces descriptions ? Si oui, il est temps de changer de technique. Les relations avec votre entourage s’en porteront à merveille…

Comment accumuler de l’énergie sans la voler aux autres ?

· Respirer profondément

· Capter l’énergie des plantes (balades en forêt, plantes à la maison)

· Marcher pieds nus dans des lieux naturels, ou sur des matériaux naturels chauds (bois, laine)

· Manger des aliments vivants (fruits, légumes, graines germées, algues)

· Augmenter ses pensées positives

· Faire le tri dans ses relations (éviter les vampires et les manipulateurs)

· Faire de l’exercice (pas forcément du sport, il s’agit juste de se bouger !)

Les champs énergétiques des êtres vivants se mêlent constamment, s’entrecroisent et s’influencent. Faites-vous du bien, et faites du bien aux autres, en vous gorgeant d’énergie, sans la voler !

16/03/2011

Radioactivité explication

redball.gif Historique

 

 

 

Henri Becquerel

 

En 1896, Henri Becquerel s’est aperçu que des plaques photographiques protégées de la lumière et mises en présence de matériaux contenant de l’uranium étaient impressionnées. Cela laissait suggérer qu’une sorte de radiation avait traversé les protections. D’autres corps présentent de telles radiations et sont dit radioactifs ; ils sont instables et se désintègrent. En 1899, Ernest Rutherford a découvert que l’uranium émettait trois types de radiations différentes qu’il a classées en fonction de leur capacité à pénétrer la matière : il s’agit des radiations $ \alpha$ (alpha), $ \beta$ (beta) et $ \gamma$ (gamma).

Rutherford montra que les particules $ \alpha$ était des noyaux de l’atome d’hélium (4He) ; on peut les arrêter avec une simple feuille de papier. Les particules $ \beta$ sont en fait des électrons assez énergétiques et il faut une feuille d’environ 6mm d’aluminium pour les stopper. Les particules $ \gamma$ sont des photonstrès énergétiques et plusieurs centimètres de plomb sont nécessaires pour les stopper (Les rayons X, découverts par Röntgen, sont aussi des photons mais un peu moins énergétiques).

Les particules alpha et les gamma sont émis à des énergies spécifiques qui dépendent de l’isotope radioactif. Par contre les particules beta sont émises avec un spectre continu allant de 0 jusqu’à une valeur maximum qui dépend de l’isotope.

 

 

 

Pénétration des radiations dans la matière.

 

Les radiations sont donc des particules (ou des noyaux dans le cas de la radioactivité alpha) qui proviennent du noyau radioactif « père » ; en émettant ces particules, le noyau père disparaît (il se désintègre) pour donner naissance à un nouveau noyau (noyau fils) qui peut être lui même radioactif (et le processus continue pour former une chaîne) ou bien être stable marquant la fin de la chaîne.

Ces désintégrations ne se font pas instantanément (sinon il n’y aurait plus que des noyaux stables). En fait, on considère un ensemble de noyaux à un instant t ; le temps nécessaire pour que le nombre de noyaux initiaux soit divisé par 2 s’appelle la demi-vie. Ce temps caractéristique diffère pour chaque noyau et peut être de l’ordre de la milliseconde à plusieurs centaines de milliers d’années. Plus un noyau a une durée de demi-vie courte plus il sera radioactif, et inversement. Notons qu’à chaque fois qu’un noyau émet une radiation, c’est qu’il s’est désintégré : il a donc définitivement disparu. Par exemple, après 10 demi-vie, il ne reste plus que 1 millième du nombre de noyaux radioactifs initiaux.

 

 

 

Désintégration des noyaux radioactifs : chaque point noir représente un noyaux ; après 10 demi-vie, il ne reste qu’un millième des noyaux initiaux.

 

Remarquons enfin qu’il n’y a aucune différence entre les radiations émises par la radioactivité naturelle (i.e., celles émises par les atomes présents dans la nature) et les radiations « artificielles » : ce terme, signifie que ce sont les noyaux radioactifs qui ont été formés « artificiellement » (par des réactions nucléaires sur des atomes de la nature) ; ils se désintègrent tout aussi naturellement que les « autres ».

 

blueball.gif Radioactivité Alpha

La désintégration alpha d’un noyau AZX correspond à l’émission d’un noyau d’hélium 42He. Le noyau fils résultant de cette désintégration a donc Z-2 protons et A-4 nucléons (protons+neutrons) : A – 4Z – 2X.

 

 

 

Désintégration alpha du Radium 226 en Radon 222.

 

En fait, des mesures précises montrent que la masse totale du noyau fils et de la particule alpha est légèrement inférieure à la masse du noyau père :cela vient du fait qu’une partie de la masse est convertie (selon la célèbre formule d’Einstein E = mc2) en énergie cinétique permettant l’expulsion du noyau d’hélium :

 

 

 

 

blueball.gif Radioactivité Beta

Il existe deux types de radioactivité beta : la radioactivité $ \beta^{-}_{}$ et $ \beta^{+}_{}$. Ces processus sont un peu plus complexes que celui décrit pour la radioactivité alpha. Les particules $ \beta^{-}_{}$ et $ \beta^{+}_{}$sont en fait des électrons et positons (l’anti-particule de l’électron). Or dans le noyau on ne trouve que des protons et des neutrons ; pour certains noyaux radioactifs, ces neutrons ou ces protons peuvent se « transformer » en électron ou positon.

 

Radioactivité Beta-

Un neutron du noyau AZX se désintègre en un proton, un électron e et un anti-neutrino $ \overline{\nu }_{e}^{}$1. Ces deux derniers sont émis hors du noyau. Le noyau fils résultant de cette désintégration a donc Z+1 protons et toujours A nucléons (protons+neutrons) : AZ + 1X.

 

 

 

Désintégration Beta- du Carbone 14 en Azote 14.

 

 

Généralement ce sont les noyaux riches en neutrons qui présentent ce type de radioactivité.

 

Radioactivité Beta+

C’est une sorte de miroir de la radioactivité $ \beta^{-}_{}$. Un proton du noyau AZX se désintègre en un neutron, un positon e+ et un neutrino $ \nu_{e}^{}$2. Ces deux derniers sont émis hors du noyau. Le noyau fils résultant de cette désintégration a donc Z-1 protons et toujours A nucléons (protons+neutrons) : AZ – 1X.

 

 

 

Désintégration Beta+ du Fluor 18 en oxygène 18.

 

 

Radioactivité Gamma

Les radiations $ \gamma$ sont en fait des photons très énergétiques (radiations électromagnétiques) comme le photon visible ; seule leur longueur d’onde permet de les différencier de ces derniers. Elles résultent d’une réorganisation de la charge électrique à l’intérieur du noyau. De telles réorganisations ont lieu quand le noyau subit des transitions d’une configuration à une autre (changement de forme, …). Il n’y a ni changement du nombre de masse A, ni le numéro atomique Z . On parle souvent de désexcitation du noyau. Il y en général toute une cascade de photons $ \gamma$ émis.

 

 

 

Désexcitation Gamma du Dysprosium.

 

 

Capture électronique

Il existe une réaction nucléaire qui entre en compétition avec la radioactivité $ \beta^{+}_{}$. Il s’agit de la capture électronique. Elle est un peu analogue à cette dernière dans la mesure où un proton du noyau est transformé en un neutron, cependant il n’y a émission que d’un neutrino et pas de positon. Un électron de la couche la plus interne de l’atome peut pénétrer dans le noyau et interagir avec un proton pour former un neutron et un neutrino qui est expulsé du noyau. La capture électronique est accompagnée d’émission de rayons X (photons d’énergie plus faible que les gamma). Comme dans la radioactivité $ \beta^{+}_{}$, on passe d’un noyau AZX à un noyau AZ – 1X

 

 

 

Désintégration par capture électronique du Curium 239 en Americium 239.

 

 

 

redball.gif Rayonnement Cosmique

Des électrons, protons ou noyaux plus complexes de hautes énergies sont produits dans un grand nombre d’évènements astronomiques (e.g., explosion de supernova) et traversent l’univers ; on les appelle les rayons cosmiques. Certains d’entre eux atteignent la Terre, et en collisionnant sur les noyaux composants notre atmosphère, forment d’autres particules (les pions, les muons). Ces particules ralentissent et/ou disparaissent en heurtant d’autres noyaux. Ainsi, plus on prend de l’altitude (montagne, avion) plus on est soumis à ces rayons cosmiques (c’est un problème important à prendre en compte pour les vols spatiaux). Ces particules très énergétiques nécessitent plusieurs centimètre de plomb pour être arrêtées. Ces particules peuvent provoquer des mutations génétiques importantes. Bien qu’elles soient dangereuses en très grande quantité, elles sont néanmoins indispensables à la diversification de la vie et donc à son maintien.

 

redball.gif Réactions Nucléaires

Quand les noyaux sont suffisamment proches les uns des autres, ils peuvent interagir par l’intermédiaire d’une force nucléaire forte et donner lieux à des réactions nucléaires. Comme les réactions chimiques, les réactions nucléaires peuvent être soit exothermiques (i.e., libérer de l’énergie) soit endothermiques (i.e. absorber de l’énergie). Il y a deux grandes classes de réactions nucléaires importantes : les réactions de fusion et les réactions de fission.

 

blueball.gif La Fusion

La fusion est un processus nucléaire qui permet de combiner deux noyaux légers pour former un noyau plus lourd. Une réaction importante de fusion (utilisée dans les bombes thermo-nucléaires ou dans les futurs réacteurs à fusion) est celle qui combine deux isotopes de l’hydrogène, le tritium 3H et le deuterium 2H pour former un isotope de l’hélium.

 

 

 

Fusion du tritium et du deuterium.

 

Une telle réaction libère une très grande quantité d’énergie, plus d’un million de fois plus qu’une réaction chimique. Une telle quantité d’énergie est libérée car la masse des produits de la fusion est plus petit que celles des 2 noyaux initiaux (toujours grâce au principe d’Einstein qui relie la masse et l’énergie). Bien qu’étant énergétiquement favorable, la fusion de noyaux légers ne se produit pas dans les conditions standards sur Terre ; en effet les noyaux étant chargés positivement, il faut fournir une grande quantité d’énergie pour vaincre la force électrostatique répulsive pour que la force nucléaire qui agit à très courtes distances puisse prendre le dessus et provoquer la fusion. Ces réactions de fusion ont pourtant lieux depuis des millénaires dans l’univers, en particulier au centre des étoiles, comme notre soleil. Sur Terre, de telles réactions n’ont pu être réalisées par des physiciens que depuis une soixantaine d’années (cependant, ces expériences n’ont été des « vrais succès » que pour les armes thermo-nucléaires (bombe à hydrogène) et les applications civiles pour la production d’énergie (TOKAMAK, Laser Méga-Joule) sont encore, malheureusement, loin de voir le jour).

Les réactions de fusion qui ont lieu dans les étoiles, commencent par la fusion d’hydrogène pour donner de l’hélium ; peu à peu, les noyaux de plus en plus lourds ainsi formés fusionnent à leur tour. Ces réactions de fusion s’arrêtent vers la masse 60 (fer) qui correspond à une énergie de liaison maximum ; au-delà, ces processus sont énergétiquement défavorables. Une fois que la plupart du coeur de l’étoile est formé de fer, elle approche de sa fin de vie. Ensuite, l’étoile se comprime (force gravitationnelle). Les étoiles suffisamment massives peuvent exploser de façon très soudaine et violente pour former une supernove. Dans cette phase, les noyaux sont accélérés à des vitesses très supérieures à celles qu’ils pouvaient avoir dans le coeur de l’étoile, permettant grâce à ce surplus d’énergie, des réactions de fusion pour des noyaux de masse supérieure à celle du fer. Les noyaux lourds comme le plomb, l’argent ou l’or que nous trouvons sur Terre sont des débris des ces supernova.

 

blueball.gif La Fission

Les réactions de fission se produisent essentiellement pour les noyaux lourds : un noyau lourd se scinde en deux parties (les fragments ou produits de fission) en libérant de l’énergie. L’exemple le plus courant est la fission de l’uranium 235 (le seul noyau fissile existant à l’état naturel sur Terre). Il a été utilisé dans les premières bombes atomiques et est utilisé dans la plupart des réacteurs nucléaires civils pour la production d’énergie.

 

 

 

La fission de l’Uranium 235 donnent 2 produits de fission (ici le Xénon 134 et le Strontium 100) et environ 2.5 neutrons3.

 

La fission produit d’une part des neutrons et d’autre part des produits de fission (l’exemple ci-dessus n’est qu’un cas de fission de l’uranium 235 possible ; toute autre combinaison de noyaux plus légers est possible pourvu que le nombre de neutrons et de protons soient conservés de part et d’autre de la flèche). La fission libère, tout comme la fusion, une quantité d’énergie considérable. Elle n’est possible que pour les noyaux lourds en raison de la répulsion électrostatique qui existe entre le grand nombre de protons des ces noyaux (cette répulsion est beaucoup plus faible pour les noyaux légers). En fait, il s’agit toujours d’une compétition entre la force nucléaire forte et la répulsion coulombienne ; « quand un noyau fissionne, c’est la force électrostatique qui gagne ».

La fission peut être soit provoquée comme dans l’exemple ci-dessus où il a été nécessaire de fournir un neutron à l’uranium pour qu’il fissionne, soit spontanée comme dans le cas du Plutonium 242 par exemple.

La fission, elle aussi est une réaction très importante dans l’univers et a lieu depuis des millions d’années. Sur Terre, elle est utilisée dans les réacteurs pour produire de l’énergie depuis une cinquantaine d’années (le premier « réacteur » a été fabriqué par Enrico Fermi en 1942). Cependant, les réacteurs nucléaires existent depuis beaucoup plus longtemps : en 1972, il a été retrouvé à Oklo au Gabon plusieurs réacteurs nucléaires naturels qui datent d’environ 2000 million d’années ; ces réacteurs naturels ont fonctionné de façon analogue à ceux actuellement utilisés.

 

source : http://lpsc.in2p3.fr/gpr/french/Radioactivite/radio/radio.html